Étude sur les fantasmes sexuels
Source: Fantasmes sexuels: Les hommes aussi veulent du romantisme
(Trois-Rivières) La plupart des hommes souhaitent ressentir des émotions romantiques et affectives lors d’une relations sexuelle. Et si la domination est très présente chez les hommes, la soumission l’est tout autant chez eux que chez les femmes.
Voilà deux des constats préliminaires pour le moins surprenants auxquels est parvenue Amélie Cossette, étudiante en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, au cours d’une recherche dont elle vient de colliger les principales conclusions.
Mme Cossette, qui a réalisé ce travail sous la direction du professeur Christian C. Joyal, a questionné 881 participants pour en arriver à ce constat, soit 299 hommes et 582 femmes âgés de 18 à 61 ans «Ça faisait entre 15 et 20 ans qu’il n’y avait pas eu d’études là-dessus», dit-elle.
Or, l’analyse préliminaire des résultats révèle un autre constat. Pas moins de 95 % des hommes et 88 % des femmes ont des fantasmes sexuels.
Ce résultat est similaire à celui d’autres recherches réalisées dans les années 1990, mentionne la chercheuse. Toutefois, il y a plus d’une trentaine d’années, le taux était beaucoup plus bas, dit-elle.
Selon des études faites à ce sujet durant la période hippie du «peace and love» des années 1970, 70 % des hommes seulement avaient des fantasmes sexuels ou du moins, reconnaissaient en avoir. À cette période, où il n’était pas bien vu de parler de ces choses, les chercheurs n’avaient même pas questionné les femmes, a constaté Mme Cossette.
L’étudiante qui amorcera son doctorat en psychologie l’an prochain souhaite continuer à approfondir cette recherche en incorporant davantage de personnes de 40, 50 ans et même des gens du troisième âge.
Mais les fantasmes sexuels étaient plus tabous autrefois et Amélie Cossette croit que c’est probablement la raison pour laquelle elle a de la difficulté à obtenir les confidences des aînés, même en 2012.
«J’ai communiqué avec des résidences pour personnes âgées et je ne suis pas nécessairement bien accueillie», dit-elle.
Mme Cossette constate que la moyenne d’âge de ses répondants est autour de 26 ans alors qu’elle doit refléter la moyenne d’âge des Québécois qui est d’environ 40 ans. «Le questionnaire est tout à fait anonyme», insiste-t-elle.
Jusqu’à présent, les données révèlent que finalement, les fantasmes sexuels des hommes ressemblent beaucoup à ceux des femmes, du moins dans les cinq fantasmes qui reviennent le plus souvent dans l’étude.
Par exemple, 79 % des répondantes féminines ont le fantasme d’avoir une relation sexuelle dans un endroit romantique contre 73,6 % pour les répondants masculins. Soixante-quinze pour cent des hommes et des femmes ont aussi le fantasme d’avoir une relation sexuelle dans un endroit inhabituel.
Autre découverte fort intéressante, voire surprenante de cette étude, c’est que le pourcentage des personnes qui ont des fantasmes liés à des thèmes de la pornographie est «très, très bas», a pu constater Amélie Cossette.
Cette découverte est assez nouvelle, dit-elle. «Il y a eu des études sur la pornographie, mais pas nécessairement sur les fantasmes et la pornographie», précise la chercheuse.
«Il faut poursuivre cette étude», insiste-t-elle, puisqu’un échantillon plus grand permettra de récolter suffisamment de données pour travailler en collaboration avec l’Institut Philippe-Pinel. «Avec les statisticiens, on veut faire des analyses pour créer des profils d’individus», explique-t-elle.
Il est possible de participer à l’étude en téléphonant à Mme Cossette au
819 376-5011, poste 4094 ou en lui écrivant un courriel pour demander un questionnaire à l’adresse amelie.cossette@uqtr.ca. Finalement, il est possible de répondre au questionnaire en ligne, toujours anonymement, au https://www.surveymonkey.com/s/fantasmes.




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819 376-5011, poste 4094 ou en lui écrivant un courriel pour demander un questionnaire à l’adresse amelie.cossette@uqtr.ca. Finalement, il est possible de répondre au questionnaire en ligne, toujours anonymement, au